Bras de fer administratif et persévérance soumise à rude épreuve. J’ai finalement l’opportunité d’être plongée dans l’univers nord-américain et d’arpenter le sol québécois durant plusieurs semaines. Le temps de saisir quelques nuances de cet univers cosmopolite, de cet éblouissant mélange d’influences.

Montréal, vivier de culture et d’initiatives artistiques. Expositions, manifestations dans l’espace public, spectacles, les propositions sont nombreuses et beaucoup de choses semblent possibles.

Mon parcours universitaire se clôt donc sur ces 4 mois de stage débuté à la fin mars, au sein du Centre des arts actuels Skol. Ce centre d’artiste se situe dans le Belgo, rue Sainte-Catherine, l’une des artères principale de la ville. Le Belgo est un édifice en plein cœur du Quartier des spectacles, à deux pas du Musée d’art contemporain de Montréal. Il concentre 25 galeries parmi lesquelles Skol, qui dispose de deux espaces d’exposition.

La programmation variée de ce centre d’artiste autogéré fondé en 1986, s’articule principalement autour d’expositions en arts visuels, de journées d’études « Paroles et manœuvres », de programmes de résidence. Cette structure fédère une quarantaine d’artistes membres qui bénéficient d’une visibilité, d’un accompagnement supplémentaires dans leurs pratiques multiples.  La ligne directrice du Centre étant d’encourager l’expérimentation et la recherche en arts visuels, de soutenir un art engagé et indéniablement politique. Montréal accueille à elle seule une vingtaine de centres d’artistes, complémentaires et aux visions qui leur sont singulières.

Très peu développé en France, ce type de structure fonctionne sous un régime associatif,  et œuvre dans le but de rassembler des artistes, de favoriser le dialogue entre différents univers et divers publics.

Cette expérience me permet de développer de nouvelles compétences, en communication et médiation, de mettre en application certains apports théoriques et de travailler au plus près des « créateurs ». Je me vois offrir la possibilité d’écrire un texte, regard sur l’exposition « Construction, Rupture, Réémergence », de Bahar Taheri et Marie-Douce St-Jacques, qui sera présentée durant l’été. Cette mission me confirme l’attention que l’on doit porter aux mots et au(x) sens de ceux-ci. L’importance de se familiariser avec un contexte, une démarche, une sensibilité, pour en parler le plus justement possible. Des missions d’archivage de communications, de documentation, de prise en main des plateformes communicationnelles, rythment mes semaines.

Bientôt une nouvelle exposition investira l’espace, les portes se (re)ouvriront aux publics, avec qui il sera possible d’échanger. Ce stage sera aussi pour moi l’occasion d’assister et d’accompagner une artiste membre dans un projet collaboratif mené avec des adolescents. Sans compter les bénévolats et autres expériences volontaires me permettant d’approcher d’un peu plus près l’énergie culturelle montréalaise.

Affaire(s) à suivre donc.