Muséocom a eu la chance de participer aux 8èmes Rencontres Nationales de la Culture et de l’Innovation organisées par le CLIC France, le 13 janvier à Paris. Ces rencontres sont initialement réservées aux membres, des professionnels du milieu de la culture et du patrimoine venus de toutes la France.

La journée s’est ouverte sur une présentation panoramique des tendances 2016 en terme d’innovation dans les musées et les lieux patrimoniaux avec 7 thèmes qui ont été majeurs durant cet année : le public co-commissaire, le financement participatif, la réinterprétation des œuvres, la Chine, la mutualisation, le développement des start-ups et enfin le virtuel comme outil de médiation.

8e rencontres nationales CLIC_2017 - ©www.club-innovation-culture.fr/rnci2017-presentation/

8e rencontres nationales CLIC_2017 – ©www.club-innovation-culture.fr/rnci2017-presentation/

Une première table-ronde a donné la parole à cinq musées autour de la question du pouvoir donné au public. Nous avons pu découvrir la place accordée au public au muséum de Toulouse avec l’exposition intitulée “Imaginons le muséum de demain” ; à Universcience avec les expositions participatives du “Zizi sexuel” et “Léonard de Vinci projet”, ou encore à la réunion des musées métropolitains de Rouen avec la “Chambre des visiteurs”, où le visiteur était acteur. Le musée d’Aquitaine a également présenté l’événement “Cultivons l’humanisme” mis en place afin de récolter des fonds pour un œuvre monumentale.

Des “regards d’ailleurs” nous ont donné un aperçu des avancées ou nouveautés numériques mises en place à l’étranger. Entre autres présentations, celles d’Emmanuelle Delmas-Glass du Yale Center British Art sur la stratégie de l’Open content du musée ou encore Mélanie Delveaut pour une version bêta de plateforme numérique du musée des Beaux-Arts de Montréal, intitulée “EducArt” et destinée à assurer la mission éducative et sociale du musée hors les murs.

Enfin, une seconde table-ronde a permis à des professionnels de milieux divers (propriétaire de château, directeur adjoint au RMN, directeur d’exploitation, manager ou encore designer) de nous présenter comment et à quelles fins ils ont utilisé le virtuel dans leur structure. Du casque de réalité virtuelle au téléphone attrape-fantôme en passant par la reconstitution virtuelle d’un site patrimonial détruit, le numérique sert à tous mais répond à des objectifs variés.