Affiche PDA @Parcours de l'Art

Affiche PDA @Parcours de l’Art

Manifestation culturelle dont la renommée n’est plus à faire dans la programmation culturelle d’Avignon, le Parcours de l’art, a proposé cette année encore, du 1er au 23 octobre, une multitude d’expositions d’art contemporain, dans toute la ville

Muséocom s’est déplacé pour visiter plusieurs de ces expositions, mais plus encore, certains des membres ont pu participer à la médiation.

Sophie Amourous, notre responsable du pôle relations professionnelles, est aussi membre du Conseil d’Administration du festival. Ainsi, elle a vécu le Parcours de l’Art de l’intérieur.

Retour donc sur cette l’édition 2016 de cette manifestation qui met l’art contemporain à l’honneur, avec certains des acteurs du Parcours de l’Art.

 

Le Parcours de l’Art vu par… Sophie Amourous, membre de l’organisation et de Muséocom 

Quel était ton rôle dans l’organisation du Festival ?

Sophie Amourous @Léa Massé

Sophie Amourous @Léa Massé

« Responsable d’un des lieux d’exposition : l’Hôtel de Forbin la Barben. »

Y a-t-il une exposition qui t’as particulièrement plu ou interpellé ?        

Sans aucun doute, l’église des Célestins car le lieu est toujours aussi fort et porte magnifiquement bien l’art contemporain. J’ai observé que de plus en plus d’artistes souhaitent concevoir leurs œuvres pour et dans l’espace des célestins. Cette dimension In Situ se fait ressentir dans l’ambiance et dans l’alliance du patrimoine et de l’art contemporain. D’autre part, j’apprécie toujours autant de voir les réactions lorsque les visiteurs pénètrent dans ce lieu insolite.

Comment s’est passée l’installation des œuvres dans leur lieu d’exposition ?

Au préalable du montage, des fiches techniques ont été demandées à chaque artiste afin d’anticiper au mieux les besoins de matériels et la logistique d’accrochage. Une semaine avant l’ouverture officielle du festival, les artistes installent leurs oeuvres avec l’aide d’un régisseur, Richard Blumberg, qui a su être à l’écoute des demandes tant artistiques que techniques. (pas de verbe..)

Comment sélectionnez-vous les artistes ?

De février à avril de chaque année, le Parcours de l’art ouvre son appel à candidature. Aucune thématique n’est affichée, elle se dessine par la suite lorsque toutes les candidatures ont été rassemblées. Ce modèle permet de choisir une thématique actuelle qui fédère plusieurs artistes. Cette année 360 candidatures ont été reçues et seulement 34 artistes ont été choisis. Le comité de sélection composé de 7 membres de l’association prêtent attention à varier le plus possible les médiums afin de présenter un panel de technicité artistique aux visiteurs

Comment s’est passé le contact avec les artistes ?

Après la sélection faite, chaque artiste a reçu une réponse favorable ou non. Pour les artistes sélectionnés, le comité de sélection se répartit des artistes à contacter par téléphone pour évoquer les oeuvres qui pourraient être présentées.

De quelle façon as tu inclus les membres de Muséocom dans l’aventure ?

Durant mon stage au sein de l’association Parcours de l’Art j’ai notamment travaillé au service des relations aux publics. C’est un domaine que j’affectionne particulièrement, et il m’a alors paru indispensable de proposer, en lien avec le pôle pédagogique de Muséocom, une visite guidée des expositions. Ce n’est pas seulement inclure Muséocom mais inclure mon entourage et les sensibiliser au maximum à l’exposition, mais aussi à la mission de Parcours de l’Art, d’être un passeur d’art contemporain.

NDLR : D’après le communiqué de clôture du festival, l’événement a rassemblé cette année: 8 500 visiteurs dont 4 000 scolaires dans 19 lieux emblématiques d’Avignon, soit 27 000 visites enregistrées (contre 24 000 en 2015).

Le Parcours de l’Art vu par… Yohan Dumas, artiste exposé

Yohan Dumas @Parcours de l'Art

Yohan Dumas @Parcours de l’Art

Connaissiez-vous Parcours de l’art avant d’y être exposé ? Et par quel biais en avez-vous entendu parler ?

« Non je ne connaissais pas vraiment, j’en ai entendu parler via mon école (l’École Supérieure d’art d’Aix en Provence) qui a fait suivre l’appel à projet.

Avez-vous choisi d’exposer des œuvres déjà créées ou en avez-vous conçu spécialement pour le lieu ? Sont-elles en rupture ou non avec vos précédentes œuvres et pourquoi ?

« Les œuvres que j’y ai exposées ont été sélectionnées par le comité de sélection, et existaient donc déjà. En revanche en ce qui concerne l’installation «Silicone d’une génération», j’ai pu avoir le temps d’installer, avec un espace suffisant. Ce qui a pu me permettre de faire évoluer la pièce, et crée deux dessins grand format en plus. Je dirai qu’il y eu rupture dans le sens où j’ai justement pu avoir du temps d’installation, ce qui est précieux et rare dans beaucoup d’endroits d’exposition.

Yohan Dumas Installation 2016 @Parcours de l'Art

Yohan Dumas Installation 2016 @Parcours de l’Art

Quels ont été vos sources d’inspiration pour ce travail ?  

Pour «Silicone d’une génération» je m’inspire du monde des enfants pour retranscrire celui des adultes. Et j’en parle via les différences d’échelles cinématographiques, entre la réalité et l’image filmée. Le spectateur a les deux devant les yeux dans cette pièce. Les inspirations des scènes créées sont diverses, et souvent subversives.

Dans «Slogo», j’utilise la publicité, j’en influence donc. En revanche je passe par le dessin mal fait, ou brut pour ce qui est de la réalisation des dessins de logo. 

Comment envisagez-vous le fait de partager un espace avec d’autres artistes ? Cela a-t-il été pris en compte dans vos œuvres ?   

Je n’ai pas de problème à partager un espace avec d’autres artistes, et il se trouve que j’étais seul dans les deux espaces. Le Parcours a en revanche assez bien étudié la cohérence entre pièce et artiste, il me semble que cela a été pris en compte d’une façon globale.

Pour en savoir plus :

http://yohandumas.com/portefolio/silicone-dune-generation

http://yohandumas.com/portefolio/slogo

Le Parcours de l’Art vu par… Léa Laffond, bénévole et membre de Muséocom 

Léa Laffond @Léa massé

Léa Laffond @Léa massé

Pourquoi avoir choisi de participer à cet événement ?

Tout simplement, car l’année dernière j’ai découvert le festival Parcours de l’art en tant que visiteur et j’ai adoré le concept, je trouve que les expositions qui en résultent sont à la fois accessibles et d’une grande qualité ! Le festival fonctionne grâce à de nombreux bénévoles, j’étais donc heureuse d’apporter ma participation au projet.

Quelle image avais-tu du Parcours de l’Art avant ? Est-ce que ta participation l’a transformée ?

De l’extérieur, le festival était assez impressionnant par les nombreux lieux, la programmation et les installations réalisées. En participant, je me suis rendu compte que l’ambiance y était très familiale et bienveillante. Je pense que la qualité de cet événement vient aussi de la grande confiance entre les membres du festival.

Quel a été ton rôle durant Parcours de l’Art ?

Durant le festival j’ai réalisé la surveillance et l’accueil à l’église des Célestins, ainsi qu’au Cloître Saint-Louis. Je devais donc compter le nombre de visiteurs, m’assurer qu’ils ne touchent pas ou n’abîment pas les oeuvres, mais également les renseigner et pourquoi pas discuter avec eux des expositions !

Quels ont été tes coups de cœur durant ce festival en terme d’oeuvre et de mise en exposition ?

J’ai beaucoup aimé les photographies de Laure Ledoux, à l’église des Célestins. Elles représentant des boxeurs, après leur entrainement, dans leur épuisement. Elles sont à la fois brutes, sans artifices, et pourtant on dirait presque des peintures.

http://www.parcoursdelart.com/copie-de-laget-ro-thibault

Sinon, j’aime particulièrement l’église des Célestins. C’est vraiment un lieu incroyable, à la fois abandonné et vivant ; où les oeuvres sont exposées avec une grande liberté, permettant de viser juste dans la mise en exposition. La relation entre art contemporain et patrimoine religieux fonctionne ici très bien !