Du 10 au 12 novembre 2017, six membres de Muséocom ont participé à un marathon créatif de trois jours dans les musées : Muséomix.

Cet événement qui se déroule simultanément dans différents musées français et européens « invite le public à s’approprier un musée pour réinventer sa médiation, mieux connaître ses équipes et travailler en bonne intelligence avec les autres corps de métiers ». Des équipes constituées de professionnels de la culture, d’étudiants et de techniciens numériques se sont ainsi composées afin de réaliser plusieurs prototypes présentés le dernier jour auprès des visiteurs de l’établissement.

Aujourd’hui, nous terminons nos retours d’expérience et nous nous intéressons au Musée romain Oiasso à Irun en Espagne où Iina Rissanen à participé à l’événement.

Iina Rissanen, 

Pour quelles raisons avez-vous souhaité participer à l’expérience Muséomix ?

J’ai décidé de participer à MuséoMix, car je suis en permanence en quête de nouvelles expériences dans le milieu culturel. Je souhaitais aussi avoir l’opportunité d’échanger avec des personnes se sentant concernées par les questions que soulève MuséoMix. C’est un peu l’idée d’un hackaton dans un contexte muséal. L’idée qu’une équipe extérieure déconstruise un discours muséal et le reconstruise à son image m’intriguait.

© LagenceCree

Quel musée avez-vous choisi et pourquoi ?

J’ai choisi le Musée romain Oiasso à Irun, qui se trouve dans le Pays basque espagnol. C’est un musée d’archéologie, conçu après des fouilles commencées dans les années 1960. Le fait d’avoir effectué dans le passé une Licence en Histoire de l’art et Archéologie et l’impact des découvertes archéologiques sur le territoire, m’ont donné envie de rejoindre l’aventure au sein de ce musée. Confronter l’approche française de la muséologie avec les questions posées dans un contexte espagnol motivait aussi mon choix.

Quel rôle avez-vous joué durant ces trois jours et quelles étaient vos missions ?

J’étais chargée de médiation pour le musée. L’organisation du week-end était différente de celle en France. Nous avions beaucoup de temps et différents moyens pour confronter et développer les différentes idées de prototypes. Nous avons travaillé tous ensemble jusqu’au samedi soir sur ces idées, pour ensuite se diviser dans des équipes avec les thèmes sur lesquels nous souhaitions travailler. Cela nous a permis de confronter nos idées, de prendre du recul dessus avant de nous lancer dans la production. Nous étions au total 15 Muséomixeurs, des jeunes adultes venus d’univers différents : un artiste, deux bricoleurs, trois étudiants en médiation, quatre architectes et cinq professionnels des musées. À la fin, les rôles se sont mélangés et nous avons partagé et appris grâce aux uns et aux autres.

Que retenez-vous de cette expérience ?

Cette expérience m’a confirmé l’universalité de la question de la médiation. En effet : les questions qui portent sur les publics se rejoignent tant dans les musées d’art finlandais que dans les lieux patrimoniaux provençaux ou même dans musées d’archéologie espagnols. C’était aussi une opportunité de partager les idées, d’innover ensemble et de se questionner quant aux identités. Le dispositif m’a par ailleurs permis de découvrir différentes méthodologies de travail en équipe. Cette expérience m’a confortée dans ma voie et ma passion. Elle m’a permis de rencontrer de nouvelles personnes qui sont devenues des amis avec qui partager ces centres d’intérêt.

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