Cette première session des Rencontres professionnelles s’est achevée le mercredi 05 octobre sur le thème « Au service du musée, au service de l’oeuvre ». Nous avons eu la chance d’accueillir Alain Batifoulier, scénographe et muséographe indépendant ainsi que Samuel Bester, vidéaste indépendant.

Alain Batifoulier et Samuel Bester aux Rencontres Professionnelles, Université d'Avignon, 05/10/2016 ©Muséocom – Léa Muron

Alain Batifoulier et Samuel Bester aux Rencontres Professionnelles, Université d’Avignon, 05/10/2016 ©Muséocom – Léa Muron

Alain Batifoulier a débuté cette journée en exposant son parcours. Après avoir suivi une formation aux Beaux-Arts, il a entamé une carrière de scénographe, dans laquelle il évolue maintenant depuis 50 ans. Alain Batifoulier parle de son métier, dont l’appellation n’est pas encore officiellement reconnue avec plaisir et passion. Pendant sa présentation, il s’est remémoré divers projets sur lesquels il a travaillé et nous a fait voyager d’exposition en exposition, en passant des scènes de théâtre aux musées archéologiques. C’est un parcours extrêmement riche et dense que nous avons découvert. Passionné de théâtre, il a réalisé de nombreux décors pour des pièces ou encore des costumes de comédiens, l’un et l’autre étant complémentaires. Alain Batifoulier a scénographié de nombreuses expositions, dans des musées ou des lieux patrimoniaux, en France et à l’étranger, notamment en Chine, pays avec lequel il entretient une relation particulière. Enfin, lorsqu’il est question de choisir son projet favori, il répond que certains l’ont marqué plus que d’autres mais que finalement  “ un projet en chasse toujours un autre« .

Pour lui, “le travail du scénographe est dans l’écho, non dans l’ego”. Tout au long de sa carrière, il a su s’adapter, faire des concessions et ajuster ses idées en fonction des projets qu’il a entrepris.

Lors de la deuxième partie de cette matinée, c’est au tour de Samuel Bester de prendre la parole et de nous présenter sa carrière de vidéaste. A la frontière entre art, médiation et mise en scène, le travail de Samuel est de créer des espaces grâce à la lumière et aux vidéoprojections imaginées pour les lieux. Passionné d’art vidéo depuis de nombreuses années, il a su allier son travail à la création artistique en tout genre, en plaçant le corps et ses représentations au cœur de ses recherches. Ainsi, il s’attache particulièrement au spectacle vivant dans lequel le corps et la place du public sont remis en question grâce aux vidéoprojections qui transforment l’espace et les lieux. Aussi, il accorde une importance particulière au temps réel, où la danse et la vidéo peuvent créer des instants magiques issus du hasard et sur lesquels l’artiste n’a aucun contrôle.

Alain Batifoulier et Samusl Bester aux Rencontres professionnelles, Université d’Avignon – 05/10/2016 ©Muséocom – Léa Muron

Alain Batifoulier et Samuel Bester aux Rencontres professionnelles, Université d’Avignon – 05/10/2016 ©Muséocom – Léa Muron

Tout comme Alain Batifoulier, Samuel Bester a dû s’affirmer dans un métier et dans des pratiques qui n’étaient pas reconnues en école d’art lors de sa formation.

Vous pourrez notamment avoir un aperçu de son travail lors du festival “Instants vidéo” à la Friche Belle de Mai de Marseille.

 

Nous avons été heureux d’accueillir ces deux intervenants qui nous ont livré leur carrière et parcours avec passion, enthousiasme et franchise. Ils nous ont fait part de la détermination qui leur a permis de s’affirmer dans des champs culturels à priori pas ouverts à ces disciplines. L’échange fut riche et nous a permis de clôturer ces rencontres sur un aspect plus artistique et créatif des métiers dans lesquels nous pouvons nous projeter.


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