c_bernetiereNom et prénom : Bernetière Camille

Promotion : 2011-2012

Intitulé du poste actuel : Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER)

Structure : DUT Info-Com – IUT Jean Moulin

Ville : Lyon

En quelques lignes, pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel et présenter votre poste actuel ?

Inscrite en thèse de doctorat au sein de l’Équipe Culture et Communication à la sortie de mon Master 2, j’ai eu la chance de bénéficier d’une bourse régionale qui m’a permis d’enseigner en tant que monitrice à l’Université d’Avignon pendant 3 ans. Arrivant en fin de contrat en 2015, j’ai choisi de candidater à des postes d’ATER pour pouvoir poursuivre la recherche et l’enseignement. J’ai déposé des candidatures en région Rhône-Alpes et j’ai été retenue au sein de l’IUT Jean Moulin Lyon 3.

Le poste d’Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche permet, comme son nom l’indique clairement, de poursuivre ses recherches tout en enseignant en Université ou en IUT. L’ATER est toujours rattaché à un laboratoire : en l’occurrence, l’Équipe Culture et Communication d’Avignon reste mon laboratoire de rattachement, car mon directeur de thèse, Jean Davallon, en fait toujours partie. Mais mon déménagement et mon inscription au sein des Universités de Lyon m’ont également permis d’être associée au laboratoire Elico (laboratoire de recherche lyonnais en sciences de l’information et de la communication).

Qu’appréciez-vous dans vos missions actuelles ?

L’enseignement a toujours été une vocation, et enseigner dans le supérieur est d’autant plus intéressant pour moi, car il permet un échange d’adulte à adulte. Alors que j’enseignais en Licence et en Master à l’Université d’Avignon, j’enseigne aujourd’hui en DUT, avec des étudiants plus jeunes. C’était une crainte au départ pour moi, d’avoir du mal à m’adapter à ce nouveau public. Mais ces étudiants sont professionnels, matures et exigeants : c’est un réel plaisir de travailler avec eux ! Quant aux enseignements, plus techniques, ils m’ont demandé un certain nombre d’heures de préparation mais m’ouvrent aussi tout un champ que je connaissais moins, celui de l’information. Enfin, l’équipe avec laquelle je travaille est accueillante et nos échanges sont riches : elle m’a immédiatement accordé un statut officieux de titulaire, ce qui me permet une souplesse réelle, une responsabilité forte et une implication dans les processus de décisions. Bref, le bonheur !

Comment définiriez-vous personnellement Muséocom en quelques mots ?

Muséocom est une jeune agence spécialisée en ingénierie culturelle, qui réalise pour des commanditaires réels des études, des plans de communication ou encore de la médiation culturelle. Cette Jeune Agence s’inscrit dans une réflexion de la part des enseignants et des étudiants, pour combiner de manière (co-)constructive l’aspect recherche et l’aspect professionnalisant de la formation. Pour moi, c’est une structure unique qui permet une réelle transition entre le monde universitaire et le monde professionnel.

Que vous a apporté Muséocom dans votre vie professionnelle ?

Étant donné que j’ai fait le choix de poursuivre en thèse, je ne peux pas dire que je mette en pratique les compétences que m’a apportées Muséocom de manière quotidienne. Cependant, Muséocom a certainement participé à ce choix de faire un doctorat, puisque c’est avec la Jeune Agence que j’ai appris à faire des enquêtes et des diagnostics. Muséocom m’a également permis de renforcer mon sens du relationnel, puisqu’en travaillant nuit et jour avec ses collègues de promotion, il s’agit de veiller à ne pas s’entre-tuer ! C’est un savoir-faire (qui tend plutôt vers une compétence acquise selon moi) indispensable dans mon métier. L’enseignement nécessite d’avoir le contact facile !

Quelle expérience humaine retenez-vous de Muséocom ?

Certainement cette idée du relationnel et du sens de la diplomatie : au sein du M2, nous venions tous de parcours bien différents. Certains avaient eu l’occasion d’apprendre à se connaître en M1, mais pour ma part, j’arrivais d’une maîtrise de science politique directement en Master 2 et je me suis trouvée un peu perdue dans les premiers temps. Apprendre à composer avec des historiens, des historiens de l’art, des gestionnaires, des documentalistes, ce n’est pas facile ! Mais c’est d’une richesse incroyable, qui a souvent mené à des débats interminables sur le rôle de l’art, l’art et l’argent ou encore les publics et l’importance de la médiation. Encore aujourd’hui, je conserve des liens affectifs forts avec des membres de ma promo, alors même que, dans le fond, je ne les ai côtoyés que six mois, mais c’était six mois intenses, nuit et jour !