Musée du Louvre à Paris

Musée du Louvre à Paris

Sandra Verne
Promotion 2010-2012
Chargée de programmation pour les publics individuels (famille, adultes, jeune public) au Musée du Louvre à Paris

 

 

 

 

 

 

 

En quelques lignes, pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel et présenter votre poste actuel ?
J’ai à la base un profil de documentation. Je me suis ensuite très vite orientée vers la médiation culturelle par un bachelor avec une spécialité Patrimoine. Dans la foulée, j’ai fait le master Médiations de la Culture et des Patrimoine à Avignon, mon souhait étant de travailler évidemment dans la culture mais plus précisément dans les monuments et musées, au plus près des publics.
Ce parcours universitaire a orienté mes expériences professionnelles. Je parlerai tout d’abord de mes stages qui font, je pense, partie intégrante de ce parcours.
Ma volonté étant de travailler au sein d’établissements culturels patrimoniaux, j’ai intégré le château de Versailles, au sein du service événementiel. J’ai travaillé sur l’organisation des événements ministériels tels que la Nuit des musée, les Journées Européennes du Patrimoine et Rendez-vous au jardin.
Par la suite, j’ai fait le choix de faire des stages en services des publics et de travailler avec des publics très différents comme le public en situation de handicap visuel ou le public scolaire.
J’ai ensuite été sur le marché du travail. J’ai cherché pendant 2 mois, c’était long et court à la fois. J’ai trouvé un poste au Château de Grignan dans la Drôme, comme médiateur culturel au service des publics. C’était à la fois un poste de conception et  d’animation.
Dans la foulée, j’ai intégré le Château de Vincennes, appartenant au réseau du Centre des Monuments Nationaux, comme chargée des actions éducatives. Dans ce cadre, j’encadrais une équipe d’animateurs et était en charge de la gestion du service.
La polyvalence des missions m’a beaucoup plu et beaucoup appris mais j’ai ensuite eu envie de me recentrer sur les publics et la médiation. Je suis pour cela entrée au musée du Louvre. J’ai quitté le plan scolaire que j’aimais beaucoup pour travailler avec un public que je connaissais moins, le public individuel adulte.

Qu’appréciez-vous dans vos missions actuelles ?
Le Louvre est une grand maison. Les missions confiées sont précises, ce que je cherchais. Je suis en charge de la conception et du développement des activités pour les publics individuels. Je me concentre notamment sur  les contenus, en co-conception avec les équipes d’intervenants du Louvre, conférenciers nationaux et intervenants d’ateliers.
Ce que j’apprécie par ailleurs, est que le Louve a beaucoup d’enjeux, à court, moyen et long termes. Le gros du travail pour l’année à venir est de repenser la programmation en fonction des travaux prévus au musée. Par ailleurs l’immensité et l’intérêt des collections en font un poste très riche. La politique d’actualités et d’expositions temporaires impose de repenser continuellement l’offre, ce qui est assez stimulant.

Comment définiriez-vous personnellement Muséocom en quelques mots ?
Muséocom est un petit peu particulière pour moi. J’en parle avec beaucoup de nostalgie. Elle a fait partie des gros enjeux de notre promotion puisque nous avons lancé la Jeune Agence, dont j’ai été la première présidente. Je la définie comme un oisillon qui a pris son envol. Je suis ravie de l’évolution du projet et de la structuration actuelle de la Jeune Agence.
Personnellement, je l’ai vécue comme un tremplin incroyable. A l’époque, nous étions vraiment dans la création  d’une identité, de nos spécificités, de nos qualités. On a du se battre pour que les professionnels puissent nous reconnaître comme une vraie entité et non comme un concurrent. J’ai gagné un véritable bagage, j’ai gagné en assurance. Je pense que dans une formation, la Jeune Agence est un idéal. Elle nous place au cœur du sujet, en tant que professionnel mettant ses compétences à profit.

Que vous a apporté Muséocom dans votre vie professionnelle ?
De l’expérience, de l’assurance et de la fierté.

Quelle expérience humaine retenez-vous de Muséocom ?
Notre plus gros projet a été la création de la Jeune Agence, en partant de rien ! Nous avons vraiment vécu Muséocom, dormi Muséocom, mangé Muséocom. Cela a été un investissement total. Ca a été très riche mais dur. On a du se vendre et convaincre à l’extérieur. J’y ai vraiment gagné d’un point de vue humain. En y repensant, ce n’était que du bonheur.

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